Né le 21 juillet 1972 en banlieue Parisienne, j’ai passé la majeure partie de mon enfance à Tours. On vivait au sein d’une caserne de gendarmerie, entourés par des grilles, comme un zoo. Les vacances étaient colorées par la découverte de nouveaux lieux et de nouveaux campings, des visites d’églises et de musés ou j’ empilais les prospectus en guise de souvenirs. Une enfance heureuse parsemée de rires et de larmes… La roue de l’expérimentation de la vie était mise en route pour la plus grande joie de ma curiosité. Les voyages en Europe s’enchainèrent au rythme des saisons, qui elle-mêmes, conditionnaient mes activités sportives.

A quatorze ans, nous partons vivre à Bangkok, Thaïlande. je suis sorti de mon zoo pour découvrir une nouvelle maison, un nouveau mode de vie, la liberté… Une adolescence de rêve. Tout devenait accessible, sans masque, enveloppé par la douceur du Bouddhisme Thaï.  je profitais de chaque secondes, je humais les parfums, en savourais les délices, je déliais mon identité….

Chine, Népal, Cambodge, Singapour, Laos, Birmanie…. furent un feu d’artifice de couleurs et de rencontres. les anecdotes s’empilent, les souvenirs se rangent, bien ordonnés afin de faire de la place pour les suivants.

A dix-huit ans, retour en France et engagement dans la Marine Nationale Française. Tout d’abord Timonier avec un premier contact dans les sous marins, puis sur les  bâtiments de surface. Antilles, Amérique du sud, Océan Indien, les fjords de Norvège et j’en passe….

Puis passage dans les forces spéciales, les Commandos Marines… mes aptitudes physiques, ma pratique martiale depuis mon jeune âge, m’ont aidé à passer ces épreuves. Une sélection rude, extrême mais tellement qualitative. L’école de la vie. Après avoir rencontré toutes les joies de l’existence, j’allais me confronter à ses souffrances. Direction Djibouti, l’Éthiopie, la Somalie, le golf du Yémen. Libération des Comores, et autres coups fourrés. Un régime spartiate nourrissait notre quotidien, j’avais rencontré la mort et les empreintes de la souffrance devenaient un moteur sans faille ni limite.

A vingt-six ans, je démissionnais de l’armée française pour un tas de mauvaises raisons afin d’ incorporer la Police Monégasque. Deux ans plus tard, je suis propulsé au groupe de sécurité de la Famille Princière. Un nouvel univers s’offre à mon carnet d’expériences, celui des mondanités, du luxe, du monde matériel….

Angleterre, Lyban, Suisse, Espagne et j’en passe…. Boxe Thaï, karaté Kyokushin, championnat d’Europe en Hollande, MMA, création d’une SARL à Casablanca, et j’en passe… j’avais perdu le sens de l’équilibre et de la raison. Marié, deux enfants.

En 2003, les erreurs et les souffrances m’ont poussé à démissionner et à divorcer. je me retrouve sans travail et sans famille. Mais la vie et la volonté d’avancer m’ont donné une nouvelle chance avec la rencontre de Sandrine. Enseignante de sport, elle me propulse dans le coaching sportif et le yoga. treize années d’un cheminement remplis d’épines et de bonheurs. Nous nous marions, puis Maxence est né. Nous partons vivre à la montagne, à mille deux cent mètres d’altitude ou je monte une société de maçonnerie générale. puis je reprends le coaching sportif et partons vivre sur un voilier pendant trois ans. Sandrine devient enseignante de Yoga Iyengar, et je deviens Tatoueur. Mais cela ne me convient pas. Pendant ce temps, je fais une formation d’hypnothérapeute, puis en EMDR-IMOKA.  Après sept années de tatouages, ou je cumulais le coaching, le tatou et les thérapies, je mis de l’ordre dans ma vie et arrêta le milieu artistique pour me consacrer à l’étude du comportement humain. j’étudie le Bouddhisme au centre Karmapa et prends refuge en 2015. En 2016, je fais ma première Sadhana, retraite spirituelle dans un Ashram de Yoga puis commence à enseigner les techniques de méditation. Tout devient clair, tout se calme…

Mon premier roman (auto-biographie romancée) est sorti en auto édition (seulement deux cent exemplaires) et le second est en cours d’écriture. J’entame en fin d’année une formation de Yoga Iyengar qui durera trois ans. Je lâche l’enseignement martial, après trente années de loyaux services, de clubs crées et de jeunes enseignants formés donnant un sens à leur existence.

Aujourd’hui je rencontre le firmament de la paix mais le chemin est encore long et je souhaite vous le partager……..

Aôm