Le bêtisier humain est une roue sans fin qui empêche totalement la connexion avec la joie essentielle, l’existence-conscience qui ne dépend d’aucune circonstance.

Nous attribuons trop souvent à la joie des causes circonstancielles éphémères.  Tant que l’être humain aura une vision de lui-même individuelle détachée de l’univers, il lui sera impossible d’acquérir l’idéal d une joie et d’une paix statique qu’il souhaite trouver dans le bonheur illusoire d’une maison, de la retraite, d’un idéologie, du mariage etc… car tout est impermanent et changement seulement.

Complètement conditionné par les sens, l’esprit vagabonde d’un objet à un autre et s’y attache comme vampirisé par les formes extérieures de l’existence, un trésors découvert qui n’est en fait qu’un mirage. L’esprit, ainsi séparé du reste de l’univers n’est qu’une machine à produire de la souffrance, du questionnement, de la colère, du doute, de l’aversion, de la jalousie et tant d’autres afflictions mentales. Il existe autant de remèdes qui offriront l’illusion d’aller vers le bonheur. Le mieux dormir, le mieux manger, le mieux prier, la médecine etc..

Toutes ces actions n’éviteront pas ces cycles de souffrance sans la compréhension du pur élan de l’énergie, de la lumière consciente. La joie essentielle n’arrive pas : ELLE EST !

Ainsi, tout est conscience pure.

L’égo empêche l’être humain de s’établir dans cette joie inhérente à la conscience.  L’égo n’est pas une entité extérieure à l’esprit, il en fait pleinement parti, tout comme le sel et la mer ne font qu’un. Seulement, il est bon d’apprendre à dissoudre l’égo comme le sel se dissout dans la mer.

L’égo est utile pour la survie de l’espèce mais pas dans le discernement qui faussera le résultat.

Ainsi, l’attachement nait de l’égo et n’évite pas la dualité entre l’être et le reste de l’univers.

Seule la volonté, en tant que pure élan de l’énergie peut sauver l’Homme de ses souffrances afin de trouver, en lui, la joie essentielle qui brille de mille feux.

 

F.V