PEURS…….

 

Être dans l’ignorance de la peur, c’est comme oublier le moteur d’une voiture lorsqu’on la pilote. La peur ne nous permet pas d’exister pleinement. Elle fait partie de notre quotidien, de nos automatismes. Chaque facette de la peur correspond à un comportement.

La peur source est la mort. Notre propre mort, celle qui n’a pas de sens, pas d’idéologie, aucune conception spirituelle. Juste la mort, l’arrêt des sens. Cette mort qui, à première vue, ne permet pas de donner un réel sens à l’existence ; Alors qu’au contraire, sans elle, la vie n’aurait aucune valeur. Et pourtant, l’homme est en quête de réponses, il veut une raison de vivre, peut-être plus pragmatique, au-delà de la vision de sa propre fin. Si c’est cette harmonie qu’il recherche, alors il doit cesser ce questionnement insolvable qui conduit à la stratégie, elle-même,  source de souffrances. C’est inéluctable ! Le bonheur, la paix ou l’harmonie se trouve dans cet espace de la conscience qui ne se questionne pas, qui a lâché les stratégies et qui ne se projette pas ; Au contraire, cette paix est installée dans le moment présent. La corde du funambule se situe entre les deux jambes, c’est ainsi qu’il peut trouver son équilibre. Je pense qu’à travers la conscience en toutes choses nous atteignons cet état de suprématie. Avoir cette conscience, c’est lisser les évènements de la vie jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’emprises sur notre état mental. Les obstacles de la vie apparaissent comme des manifestations négatives alors qu’ils ne sont que le fruit de l’expérimentation de notre existence. Le chemin n’est pas lisse, nous le savons tous et il fait souffrir. Parce que notre esprit n ‘est pas dans la conscience du moment présent. Il est envahit par des émotions incontrôlables, qui ne sont que l’écho de peurs. Si nous étudions les afflictions mentales qui rendent l’esprit agité, nous pouvons nous apercevoir qu’elles sont le lien avec nos souffrances :

L’attachement est en contact avec le désir et créé une insatisfaction permanente.

L’aversion rend l’esprit incapable de supporter un objet, une situation ou une personne. Elle détruit toutes les vertus sur son passage.

L’orgueil nous conduit à nous croire supérieur (La pluie des qualités ne peut s’accumuler au sommet de la montagne de l’orgueil, mais plutôt sur les plaines fertiles de l’humilité).

L’ignorance est l’état perturbé de l’esprit. Elle permet de confondre la nature réelle des phénomènes avec la vision individuelle limitée.

Le doute reflète un état mental indécis et crée des conclusions erronées.

Les vues erronées sont cet état affligé de l’intelligence qui développe des conceptions qui ne sont pas la réalité mais le résultat d’une action liée avec une peur.

Maintenant, nous pouvons décrire les différentes actions de notre esprit créateur qui découlent directement de ces six afflictions mentales.

  • La colère, ou la rage
  • La rancune
  • L’hypocrisie
  • La malice
  • La jalousie
  • L’avarice
  • La suffisance
  • La malhonnêteté
  • L’arrogance
  • La cruauté
  • L’indignité
  • Le mépris
  • La torpeur
  • L’agitation mentale
  • L’incrédulité
  • La paresse
  • La négligence
  • L’oubli
  • L’indolence
  • La distraction

Nous connaissons certaines d’entre-elles et nous avons fais l’expérience de leurs conséquences.

Elles sont toutes reliées à la peur source, celle de sa propre mort. Elles sont comme des petits ruisseaux qui sont alimentés par le majestueux fleuve souterrain nommé « Mort ».

Avec les moyens technologiques, films, médias, internet etc…, nous sommes en contact avec le concept de la mort trop souvent pour notre esprit, de façon malsaine. Recevoir un apprentissage sur cette peur de la mort est positif ; Être submergé d’images et d’informations médiatiques négatives développe cette peur et produira un effet contraire exponentiel. Par conséquent, l’Esprit cherchera à se protéger et l’orgueil montera en puissance. Ainsi né l’Égo.

 

Nous comprenons mieux maintenant pourquoi il est difficile de trouver un équilibre. Au quotidien, l’expérience de la vie nous ramène à ces contractions qui nous polluent. La discipline de l’Esprit est la première étape du processus de nettoyage. Une fervente volonté de ne pas être envahi par les émotions négatives sera le moteur du bon cheminement.

 

F.V