Au delà des mangroves de la forêt amazonienne ou en plein cœur de paris ; dans les pôles arctiques et antarctiques, en Afrique ou à St Petersburg, dans le moindre recoins ou l’être humain a foulé le sol, la recherche de son bonheur, de son harmonie, de la rencontre avec la véritable nature de son être sera son ultime objectif. Au fond d’une prison, derrière le comptoir d’une banque, enfant d’une cité, chef d’entreprise, moine, chômeur, mendiant, riche, pauvre, grand, gros, laid, handicapé, champion, escroc, violent, doux, hypocrite, jaloux, intelligent, spirituel, l’être humain sera toujours en souffrance tant qu’il n’aura pas rencontré l’état de conscience absolue.

C’est sans doute parce qu’il n’a pas compris et expérimenté où se trouvait son bonheur que l’homme souffre. La dépendance au temps l’empêche de contempler la puissance de son être et celle de son environnement naturel.

Envahit par l’énergie débordante d’être et du devenir, la mort ainsi que la maladie et la vieillesse sont devenues de véritables obstacles à l’épanouissement. Les questions transcendantales fusent et laissent des interrogations sans réponse.   Par conséquent, l’esprit dirige les pensées et doucement engendre la peur, le doute et le désir.

Devant autant de peurs, de doutes, d’incertitudes et de déceptions immaculées de joies et de bonheurs trop vites consommés, l’homme ne sait plus vers quoi se tourner. Il erre au quotidien dans l’espoir que le lendemain sera meilleur. Sacrifier son temps au détriment du bonheur « ici et maintenant » est une action irréversible car on ne peut le créditer. La vie est précieuse, elle nous file entre les doigts. Ignorer ceci signifie ignorer la vie elle-même et toutes ses lois qui ne sont présentes que pour nous donner sans compter l’énergie subtile dont nous avons besoin dans le but de nous reproduire et d’enrichir la connaissance vers un monde humain aussi parfait que le monde naturel qui nous entoure.

Si nous avons la potentialité de souffrir cela signifie que nous avons celle de ne pas souffrir. Comprendre la souffrance est le premier pas pour éradiquer ce mal illusoire ; l’acceptation s’acquerra par le cheminement de la compréhension vers les strates plus profondes de la conscience pouvant ainsi éroder, couches après couches, les voiles de l’illusion.

Ainsi, l’espace libéré, permettra à la compréhension de s’installer et de faire germer la graine toute puissante du bonheur.

F.V